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Nos membres à l'honneur

Membres
Une nouvelle rubrique qui met à l'honneur un de nos membres!

Régulièrement, nous partagerons nos coups de coeur pour un talent, un parcours, un engagement particulier, original ou innovant pour un de nos adhérents. L'Association compte de nombreux adhérents, nous avons donc une pépinière incroyable de gens talentueux !

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, nous avons profité de la sortie du dernier livre d'un auteur maltais traduit de l'anglais en français par Roland Viard. Vous êtes certainement nombreux à connaître Roland, fidèle des tournois de boules, de l'échange linguistique et de la conversation espagnole ..... la traduction de livres, un talent qu'il nous avait caché !



Mais laissons-le se présenter et présenter son travail :

"Pourquoi traduire ?
Mon goût pour les langues remonte à l’époque du collège, ou plutôt du lycée, puisqu’il était alors possible d’entrer au lycée dès la sixième.
Traducteur est un des métiers que j’aurais aimé faire. Aussi ai-je suivi essentiellement des études linguistiques, mais sans jamais pousser les choses à fond, ni me spécialiser, sans doute par crainte d’avoir sans cesse l’esprit occupé par la quête du mot juste et de n’être plus disponible pour découvrir la diversité du monde.

C’est pourquoi mes « études » ne m’ont vraiment mené nulle part, sinon à devenir en 1976 gestionnaire comptable d’établissements scolaires. Etant à la retraite depuis 2010, j’ai pu revenir à mes premières amours, mais au rythme que je souhaite et sans toutes les contraintes liées à une profession.

Ma rencontre avec les écrits de Trevor Żahra remonte à 2013 et mon premier séjour à Malte. Passant dans une librairie, j’ai acheté un livre intitulé The secret life of Nanna Genoveffa, dont la présentation avait dû me convaincre. La lecture de cet ouvrage m’a suffisamment inspiré, par son ton humoristique et sa valeur de témoignage culturel, sociologique et aussi historique, le tout sans prétention mais avec talent, pour que je me mette à le traduire par plaisir, une fois rentré en France. Je l’ai ensuite proposé à deux ou trois éditeurs, dont l’un d’eux, L’Harmattan, a bien voulu le publier.

Dans le cadre de cette première traduction, je suis entré en contact par emails avec Trevor Żahra et j’en suis maintenant au troisième livre de cet auteur. D’abord un roman, La vie secrète de Mamie Ġenoveffa, puis deux recueils de nouvelles, Le parfum des oeillets et Quand vient la fin du jour.

Il faut préciser que Trevor Żahra écrit en maltais. Ainsi, ce que je traduis de l’anglais, seconde langue officielle de Malte, est déjà une traduction de l’oeuvre originale.

Pourquoi traduire ? Il me semble que l’on ne traduit jamais uniquement pour soi. Ma première motivation pour cette activité est le plaisir de faire partager quelque chose que j’ai aimé, que je trouve beau et/ou intéressant et qui me touche. A ce titre, je fais de la traduction comme je fais de la photo, pour faire partager un peu de la magie qu’offre la réalité.

Que je traduise un poème, un texte court ou un livre, j’ai besoin d’aimer ce que je transpose dans une autre langue. C’est le privilège de celui qui traduit uniquement par plaisir, sans contrainte de temps limité, ni de texte imposé.

La seule contrainte, dans mon cas, lorsque je m’attaque à un livre, réside dans le fait que pendant quelques semaines voire quelques mois, je vais me consacrer à la tâche au moins deux heures quasiment chaque jour. Mais le plaisir reste toujours plus grand que la contrainte.

Car la traduction permet à plusieurs de mes penchants de s’exprimer : goût pour les langues, pour la précision, curiosité vis à vis d’autres cultures, d’autres modes de penser et de vivre et besoin de réflexion sur le monde qui nous entoure et nous habite.

Si la traduction est une activité demandant une certaine précision, alliée à la gymnastique de l’esprit, elle requiert également une certaine patience. Ainsi, il aura fallu plus de deux ans entre le moment où Trevor Żahra m’a contacté en 2017 pour la version française de son livre Vespri et le moment où L’Harmattan a publié l’ouvrage sous le titre Quand vient la fin du jour. En effet, j’ai d’abord dû attendre le manuscrit définitif de Clare Vassallo, en charge de la version anglaise, puis mener les tractations avec les éditions Merlin à Malte et, surtout, avec L’Harmattan, pour la mise au point du contrat d’édition et le travail d’impression et de publication.

En faisant un rapide calcul, que ce soit pour les études ou le travail, je m’aperçois que j’ai passé plus de cinquante-cinq ans à l’école ! Un bail.... Cependant, père de 3 enfants et grand-père de 4 petits-enfants (un cinquième est attendu pour début janvier), je ne suis pas lassé d’apprendre, bien au contraire !!"

Parutions :
Deux petits recueils de poésie à compte d’auteur (1992 et 1993).
Participation à une anthologie La ville des poètes, sous la houlette de Jacques Charpentreau, éditions Hachette (1997).
Trois traductions d’ouvrages de Trevor Żahra, aux éditions L’Harmattan, La vie secrète de Mamie Ġenoveffa (2015), Le parfum des oeillets (2016) et Quand vient la fin du jour (2019).

En savoir plus sur sa dernière publication

Maureillas-sans-Frontières, une Association du monde avec le but de faire tomber les barrières par des activités conviviales, une réflexion sur un monde plus large et la création de réseaux.


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